Montréal le 9 septembre 2019 -

Mondial de Fireball par Joe Jospe.

En août 2019, le Yacht Club de Pointe-Claire a accueilli des marins de Fireball du monde entier, participant aux championnats de Fireball nord-américains et mondial. Il y avait 46 bateaux en compétition, avec des marins de dix pays et quatre continents différents. Les conteneurs d'outre-mer avaient des bateaux d'Afrique du Sud, d'Australie, de République tchèque, de Suisse, de France, de Belgique, de la Grande Bretagne et d'Irlande. Les marins américains et canadiens venaient de l’Arizona, du Tennessee, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Québec.

Le comité de course était dirigé par Madeleine Palfreeman et assistée de manière compétente par Tof Nicoll-Griffith et Ross Tellier, tous de la région et tous officiers de course nationals. L’équipe locale de course a fait un travail remarquable en organisant 5 des 6 courses prévues en Amérique du Nord et une série complète de 10 courses pour le Mondial.

Le jury international était dirigé par le Québécois David Pelling, juge international certifié. Des juges internationaux des États-Unis et des Bermudes se sont joints à Michael Anderson et à David Covo de Québec pour compléter la liste.

Les conditions météorologiques ont coopéré, offrant soleil, températures chaudes et diverses conditions de vent pour défier les concurrents. Le Championnat nord-américain a été remporté par Ian Dobson et Richard Wagstaff de GBR. L’équipe suisse composée de Claude Mermod et de Ruedi Moser était deuxième et les locaux Joe Jospe et Tom Egli troisièmes.

Le titre de champion du monde a été gagné par Ian Dobson et Richard Wagstaff, de GBR, dans une bataille très disputée avec Heather Macfarlane et Chris Payne, d’Australie, en deuxième place, et Ludovic Collin et Rémy Thuillier, de France, en troisième. La course était excitante avec des arrivées serrées dans presque toutes les courses.

Des marins de loin ont eu l’occasion de goûter aux meilleurs de Pointe Claire et de Montréal. Le calendrier social était bien organisé et offrait aux marins et aux officiels de nombreuses occasions de se rencontrer. De nombreux marins ont été hébergés par des membres du YCPC, créant ainsi des amitiés durables. Les efforts de promotion des produits locaux et des commerçants ont été récompensés, voire même des trophées créés avec des bouteilles de sirop d’érable du Québec. La flotte de Fireball se disputera le titre mondial 2020 en Irlande en août prochain.

Résultats : https://bit.ly/2miP3ON

 

1.jpg

 

Appel de candidature

Vous avez le goût de contribuer au développement de la voile au Québec?

Le comité de nomination de la Fédération de voile du Québec est présentement en recrutement de bénévoles afin de pourvoir à un poste au sein de son conseil d’administration.

Profils recherchés

  • Connaissance de la voile
  • Temps à donner et expertise professionnelle à partager (6 à 8 rencontres par année)
  • Personnes rassembleuses, aptes à générer des consensus
  • Compréhension des réalités des petites entreprises, des fédérations sportives et des OBNL.
  • Expérience en recherche de financement et développement de partenariat, un atout
  • Expérience en tant que membre de Conseil d’administration, un atout

Les personnes intéressées sont invitées à manifester leur intérêt au comité de nomination en spécifiant la contribution qu’elles comptent apporter à l’association par courriel (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) d’ici au 2 octobre 2019.

Les membres du conseil d’administration seront élus à l’assemblée générale des membres qui aura lieu au Stade olympique (Regroupement Loisir, Sport Québec) le 10 novembre prochain. Les mandats sont d’une durée d’un an (renouvelable).

article escale

Navires commerciaux et bateaux de plaisance: des recommandations pour un partage sécuritaire des voies navigables

André M. Benoît, spécialiste en sécurité de la navigation et conseiller pour le programme Suivez la vague.

Le pilotage des embarcations de plaisance relève de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada et du Règlement sur les abordages. Si la réglementation définit clairement les responsabilités des navigateurs pour prévenir les abordages, elle est cependant muette quant à l’ordre de grandeur des distances sécuritaires à maintenir.

La réglementation ne peut faire état de toutes les situations dans lesquelles les navigateurs peuvent se trouver; c’est pourquoi le navigateur doit se fier à sa perception et à son jugement pour choisir la manœuvre la plus sécuritaire possible et dans la façon de l’exécuter.

Nautisme Québec a donc élaboré une procédure susceptible d’améliorer la sécurité de la navigation dans les chenaux étroits. Cette procédure a été présentée au Conseil consultatif régional de la navigation de plaisance de Transports Canada et a fait l’objet d’une discussion au cours d’une réunion en avril dernier.

Le code de conduite à l’intention des navigateurs plaisanciers proposé précise les distances minimales qu’un bateau de plaisance doit respecter pour éviter de trop s’approcher d’un navire de commerce, ce qui élimine ainsi tous les risques d’abordage. Les recommandations de Nautisme Québec s’inspirent, en partie, du Règlement sur les mammifères marins du Canada, qui fixe à 400 m la distance minimum à maintenir entre les plaisanciers et les baleines et les bélugas.

Ainsi, Nautisme Québec recommande d’adopter cette distance de 400 m pour les bateaux de plaisance qui croisent un navire de commerce sur son avant et de 50 m dans le cas de rencontres ou de dépassements. Ces distances sont considérées comme réalistes et raisonnables par les représentants des pilotes du Saint-Laurent et des capitaines de traversiers qui ont été consultés à ce sujet.

Un programme d’information et  de sensibilisation sera mis en place par Nautisme Québec au cours des prochains mois dans le cadre de son programme Suivez la vague.

Nous vous présentons ci-dessous les recommandations proposées qui ont fait consensus auprès des experts consultés. Nous vous encourageons à adopter ce code de conduite et à le mettre en pratique dès maintenant.

 

Les recommandations

Ces recommandations s’appliquent à tous les bateaux de plaisance, à voile ou à moteur, y compris les motomarines, les planches aérotractées (kitesurfs) et les planches à voile, ainsi qu’aux embarcations à propulsion humaine, chaloupes, canots, kayaks et planches à pagaie.

Les recommandations s’appliquent dans la zone de navigation immédiate de tous les navires commerciaux, à l’exception des petits bateaux commerciaux qui naviguent sur le fleuve Saint-Laurent sur toute sa longueur et ses affluents, du secteur de l’île Rouge/Tadoussac jusqu’aux Grands Lacs.

1- Généralité

Dans un chenal étroit, un navire commercial a toujours le statut de navire privilégié; il doit ainsi maintenir son cap et sa vitesse. Un bateau de plaisance a toujours le statut de navire non privilégié; il doit ainsi s’écarter de la route d’un navire commercial.

2- Bateau de plaisance dont la route croise un navire commercial

  1. Lorsqu’un bateau de plaisance croise exceptionnellement la route d’un navire commercial sur son avant, il doit s’écarter de sa route le plus tôt possible; il doit toujours effectuer une manœuvre franchement et largement à temps, maintenir une distance d’au moins 400 mètres (environ 1 300 pieds) et maintenir un contact visuel avec la passerelle du navire.
  2. Toutefois, en présence d’un traversier faisant habituellement route d’une rive à l’autre, un bateau de plaisance doit toujours passer à l’arrière de ce dernier.

3- Bateau de plaisance qui rencontre ou qui rattrape un navire commercial

  1. Lorsqu’un bateau de plaisance rencontre ou rattrape un navire commercial sur son côté bâbord ou tribord, il doit s’écarter de sa route le plus tôt possible; il doit toujours effectuer une manœuvre franchement et largement à temps, et maintenir une distance d’au moins 50 mètres (environ 165 pieds).
  2. Lorsqu’un bateau de plaisance s’approche d’un traversier en service, à quai et en préparation des manœuvres d’un départ, il doit maintenir la distance minimale mentionnée ci-dessus à l’article 3 1), soit au moins 50 mètres.

4- Navire commercial qui rattrape un bateau de plaisance

Lorsqu’un bateau de plaisance est rattrapé par un navire commercial, il doit s’écarter de sa route le plus tôt possible; il doit toujours effectuer une manœuvre franchement et largement à temps, et maintenir les distances minimales mentionnées ci-dessus aux articles 2 1) et 3 1).

  1. B.: Les règlements découlant de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada ont toujours préséance sur les recommandations énoncées ci-dessus.

T&W Staples

C’est dans la ville de Gdynia, en Pologne, que s’est déroulé le Championnat du monde de la jeunesse 2019. Des athlètes venus de partout à travers le monde ont coursé dans des conditions qui pouvaient parfois être plutôt difficiles dans la Baie de Gdanska, du 13 au 20 juillet.

Le Québec était fièrement représenté par 4 athlètes de l’équipe de compétition du Royal St-Lawrence yacht-club, soit Adrianna Baird, Morgan Kittson, Thomas Staples et William Staples.

Du côté féminin en 29ers, les coéquipières Morgan et Adrianna ont terminé en 14e position sur un total de 25 bateaux, terminant 4 de leurs 13 courses dans le top 10.

Les athlètes Thomas & William Staples ont, quant à eux, terminé au 19e rang sur un total de 28 équipes en 29ers, ayant aussi disputé un total de 13 courses. Leurs efforts leur ont même mérité une 2e place lors de la 2e course.

Soulignons aussi que quelques athlètes canadiens étaient présents, notamment dans les classes Radial et 420.

Félicitations à tous les jeunes et rendez-vous en décembre prochain au Brésil, pour l’édition 2020 du Championnat du monde de voile de la jeunesse!

Pour voir tous les résultats finaux: http://www.worldsailingywc.org/results/2019_gdynia_pol.php

Avec les nouvelles technologies sont apparus les réseaux d’économie de partage... La bonne nouvelle, c’est que cela permet un accès plus facile à l’information quant aux possibilités et opportunités de faire de la voile. Cependant, cela implique aussi qu’il faut s’y retrouver parmi l’information disponible afin de faire des choix éclairés. Quel que soit votre objectif, et que vous soyez un néophyte ou un vieux loup de mer, voici quelques questions à vous poser :


Vous voulez faire de la voile?

Sachez que vous n’avez légalement besoin d’aucune formation ni d’aucune accréditation pour faire de la voile au Canada.

Ceci est vrai, tant sur un petit dériveur que sur un quillard de 50 pieds. Vous pouvez dès demain, même si vous n’avez aucune expérience, acheter et partir avec l’embarcation de vos rêves sur votre petit lac ou pour faire le tour du monde…

Votre seule obligation, si l’embarcation possède un moteur, c’est de détenir une carte de conducteur d'embarcation de plaisance.

Par contre, même s’il n’y a pas d’obligation légale, qu’en est-il de votre sécurité,  de celle de vos invités et de votre voilier?

La meilleure façon de prévenir les mésaventures et de revenir avec le sourire est d’être bien préparé et bien formé, car la voile ça peut être très simple quand on en comprend les rudiments, mais devenir rapidement compliqué si l’on n’y connait rien. Suivre de la formation reste votre meilleur gage de succès (voir article de Normand Latour).

Qu’en est-il des cours de voile?

Aucune règle ne vous oblige à choisir une école homologuée par Voile Québec. Vous pouvez si c’est ce que vous désirez, faire appel à votre cousin ou à votre voisin pour vous conseiller.

Cependant, celui qui vous enseigne à des obligations envers vous et peut-être envers Transports Canada. De plus, être un marin aguerri ne vient pas nécessairement avec les compétences d’enseigner et ne permet pas de vous accréditer.

De plus, si votre formateur fournit l’embarcation, est-ce que celle-ci est sécuritaire et conforme?

En sélectionnant une école homologuée et un instructeur certifié, vous serez couverts par une assurance accident, le curriculum de votre cours sera reconnu et votre formation pourra mener à l’obtention d’un brevet de Voile Canada.

Pourquoi se faire accréditer?

Outre pour vous permettre de mesurer où vous en êtes dans votre développement en tant que marin, l’obtention de brevets peut s’avérer non négligeable si vous souhaitez louer une embarcation au Canada ou encore lorsque vous voudrez faire assurer votre embarcation.

 

Vous voulez obtenir une certification de Voile Canada attestant de vos compétences de chef de bord?

Vous devez suivre un cours dans une école homologuée, offert par un instructeur certifié.

Vous avez des doutes et aimeriez confirmer que l’école et l’instructeur avec qui vous songez vous embarquer sont conformes?

Vous pouvez nous contacter : 1-866-VOILEQC / 514-252-3097


Vous voulez donner de la formation ou simplement faire faire des tours de voile sur votre voilier?

Si vos invités sont vos parents et amis, pas de problème!

Si vos passagers sont recrutés via Airbnb ou autres réseaux de partage et qu’ils sont sur votre bateau contre rémunération, alors attention!!

Bien que ce soit une bonne façon de faire la promotion de la voile et de la rendre plus accessible aux personnes qui ne font pas partie de la communauté de voile, ces formules vous imposent certaines responsabilités que ce soit au niveau de l’équipement requis, de vos couvertures  d’assurance ou de la réglementation de Transports Canada (voir article d’André Benoit dans ce magazine)

Outre la règlementation de Transports Canada, il importe de vous questionner : vous êtes certes un marin aguerri, mais êtes-vous bien outillé pour enseigner?

Vous souhaitez enseigner? Nous pouvons vous former comme Instructeur d’introduction à la voile sur quillard ou encore vous certifier comme Instructeur de voile croisière.

Vous vous joindrez alors à un réseau regroupant les professionnels de l’enseignement de la voile, pourrez décerner des brevets de Voile Canada et bénéficierez d’une couverture d’assurance en responsabilité civile.

Plusieurs écoles ont également besoin d’instructeurs : les opportunités sont multiples!

Devenir instructeur, c’est sérieux, mais ce n’est pas si compliqué! https://voile.qc.ca/fr/se-former/devenir-instructeur-de-voile-croisiere

Vous aimeriez fonder une école de voile homologuée?

L’objectif premier est de nous assurer que le public est protégé. Votre école doit donc rencontrer certaines obligations. Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’encadré ici-bas, notre politique d’affiliation (voile.qc.ca) ou nous contacter.

 

Vous voulez prêter ou louer votre voilier?

Rien ne vous empêche de le faire : si vous n’êtes pas à bord, que le locataire est le chef de bord et qu’il l’utilise uniquement dans un but de plaisance, les exigences propres aux embarcations de plaisance demeurent applicables.

Cependant, afficher votre bateau sur des sites tels que Airbnb, Kijiji, SamBoat, Click and boat, etc. comporte des risques et des responsabilités. Nous vous invitons donc à vérifier la législation en vigueur, votre couverture d’assurance, ainsi que les règles du club ou de la marina où votre voilier est amarré.

 

Valeur ajoutée de faire affaire avec une école homologuée Voile Québec :

  • Vous bénéficierez d’une assurance accident comme membre stagiaire,
  • vous serez assuré que l’entreprise avec laquelle vous faite affaire a une existence légale,
  • qu’elle peut vous décerner les brevets de Voile Canada,
  • que votre formation sera reconnue partout au Canada (à la condition que votre instructeur soit certifié),
  • et finalement, qu’elle se conforme à la règlementation de Transports Canada, de Voile Québec et de Voile Canada en ce qui a trait aux équipements de sécurité et à la formation.

Valeur ajoutée de l’instructeur certifié par Voile Canada :

  • Vous vous assurez qu’il a un minimum de connaissances et de compétences en voile,
  • qu’il détient une formation en premiers soins, un certificat VHF,
  • qu’il a les aptitudes physiques pour enseigner,
  • qu’il suit les curriculums de cours qui sont les mêmes partout au Canada. Vous pouvez donc faire votre brevet élémentaire au Québec et votre intermédiaire en Colombie-Britannique si cela vous chante,
  • que votre cours pourra mener à l’obtention d’un brevet de Voile Canada.
Aller au haut