Montréal, le 10 mai 2022 - La Fédération de voile du Québec est heureuse d’annoncer que 3 athlètes québécois ont été sélectionnés sur l’Équipe canadienne de voile et de voile en développement 2022-2023 !

C’est en tout 29 athlètes qui ont été sélectionnés selon les critères de brevet de l’équipe canadienne de voile de Sport Canada et à la suite de leurs performances globales lors des saisons 2021-2022.

Les athlètes québécois sélectionnés sont :

Équipe canadienne de voile – voile paralympique

  • Scott Lutes (Montréal, QC/ LYC/PCYC) - RS Venture Connect.

Équipe canadienne de voile de développement

  • Coralie Vittecoq (Montréal Ouest, QC/PCYC/BLBC) – ILCA 6
  • Michael Brodeur (Montréal, QC/BYC) – Formule Kite

Luttes et Vittecoq étaient déjà présents sur l’Équipe, tandis que Mike Brodeur en est à sa première sélection. A noter que Brodeur sera le premier athlète sélectionné en Kite puisque la discipline vient d’être intégrée pour les Jeux de Paris.

Pour connaître l’Équipe du Canada au complet :

https://fr.sailing.ca/voile-canada-presente-les-equipes-canadiennes-de-voile-et-en-developpement-2022-2023/

Montréal, le 23 mars 2022 – C’est avec une grande tristesse que la Fédération de voile du Québec et Voile Canada ont appris le décès subit d’un grand marin et instructeur, Guy Boulanger.

Passionné de voile depuis toujours, instructeur et évaluateur en voile croisière, instructeur survie au large, représentant de Voile Québec chez Voile Canada, Guy était un exceGuy_2.jpegllent pédagogue qui aura formé de très nombreux marins, permis le développement de la voile au Canada, et transmis sa passion au plus grand nombre.

Co-fondateur de l’école de voile de Navtours au Québec, instructeur de profession, il venait de prendre sa retraite pour se consacrer à sa plus grande passion, la voile !

« Aujourd’hui, c’est toute la communauté de voile qui pleure la perte d’un homme. Parti trop tôt, trop vite, à l’âge de 53 ans, Guy était avant tout un homme de grand cœur. Nous nous souviendrons de cette étincelle dans ses yeux, de sa joie de vivre, de son sourire et de sa capacité à nous enchanter quand il parlait de voile. Doté d’un professionnalisme exemplaire, aimé et apprécié de ses collègues et stagiaires, il aura fait rayonner la pratique de la voile et laissera une trace indélébile de son passage », ont déclaré conjointement Voile Québec et Voile Canada « Bye Guy, où que tu sois, nous te souhaitons de bons vents, et sache qu’ici-bas, nous ne t’oublierons pas. »   

 

Voile Canada et la Fédération de voile du Québec adressent leurs plus sincères sympathies à la famille de Guy, ses amis et ses proches. Les détails concernant son service funéraire seront communiqués ultérieurement.

 

 

 

Pour sa tournée 2021, ce sont cinq destinations qui ont reçu la visite des six voiliers et des deux instructrices de Voile mobile, dans sa mission de promouvoir et d’enseigner la voile et la sécurité nautique. La saison a commencé en force dans la région de la Montérégie à Otterburn Park. Visitant cet endroit pour la 3e année consécutive, ce sont des jeunes marins expérimentés qui ont navigué sur la rivière Richelieu, dans un décor enchanteur au pied du mont St-Hilaire. 

 

Direction la Marina de Valleyfield dès la semaine suivante. Les deux semaines de camp de voile affichent complet bien avant notre arrivée à cet imposant port de plaisance situé au cœur de la ville de Salaberry-de-Valleyfield. Bien que les deux groupeCN50_7198_web.jpgs de jeunes âgés de 9 à 14 ans en soient à leur première expérience en voile légère, nombreux sont ceux qui connaissent déjà très bien le lac St-François. En effet, le mot s’est passé parmi les membres de la marina qui ont vite fait d’inscrire leurs enfants et petits enfants à Voile mobile ! Une belle journée chaude et ensoleillée a donc été l’occasion parfaite pour un dîner en expédition à la plage de l’Île aux Chats, guidé par nos jeunes explorateurs locaux. 

 

À moins de 5 km à vol d’oiseau, sur l’autre rive du lac St-François, se trouve Le Coteaux, plus spécifiquement son camping municipal qui accueille cette fois Voile mobile en format portes ouvertes pour des initiations d'environ une à deux heures. Aucun délai n’est trop court pour donner la piqûre de la voile et c’est encore une fois mission accomplie pour ce dernier week-end en Montérégie. 

 

Cap vers l’Est, la prochaine destination de Voile mobile est au Club Nautique de Baie-Comeau ! Les eaux froides et salées, les courants de marée, la houle venant du large sont autant de défis auxquels était prête à faire face l’équipe de Voile mobile. Mais le fleuve s’est plutôt montré des plus accueillants et a manifesté sa bienveillance avec une météo chaude et ensoleillée qui s’est maintenue jusqu’à la fin du séjour. Une seule journée a échappé à la règle : le samedi, le brouillard était si épais que les voiliers n’ont pu s’aventurer qu’à quelques mètres du brise-lame, sous peine de perdre totalement de vue l’entrée du bassin. C’est donc dans des conditions pratiquement parfaites que près d’une centaine de personnes ont été initiées à la voile pendant les 8 jours de Voile mobile au Club Nautique. Les initiations d’une journée, ouvertes à tous, ont donné l’occasion de former des groupes d’une très grande étendue d’âge, de 8 ans à 70 ans ! Mais le point marquant de la navigation à voile sur le fleuve St-Laurent reste probablement, dans la tête des jeunes marins, la découverte de la faune marine très riche et qui peut être facilement observée à travers ses eaux vertes et transparentes. Étoiles de mer, oursins, crabes, bernard l’hermite, homard, poissons, phoques et même un petit rorqual ont été notés au carnet des observations. 

 

DIMG_5969.jpgernier arrêt de la tournée 2021 de Voile mobile, c’est à la municipalité de Ferland-et-Boileau, dans la région du Saguenay, qu’est installée la remorque. Une petite plage bordant le majestueux lac Ha! Ha!, aux cœurs des montagnes, constitue l’endroit parfait pour terminer le mois d’août en beauté. Cette fois, c’est une énergie 100% masculine qui se dégage du groupe de douze garçons de 8 à 10 ans. Ils n’ont peur de rien et ont de l’énergie à revendre ! Et c’est parfait parce qu’ils comprennent vite les manœuvres de base et tous les jours, le groupe s’aventure plus loin sur le lac. 

 

Le récit des aventures de Voile mobile vous inspire et vous aimeriez recevoir la visite de notre programme dans votre collectivité ? Informez-vous dès maintenant dans la section ‘’programme de formation’’ sur notre site web pour notre tournée 2022 : https://www.voile.qc.ca/fr/formation/programmes-de-formation/voile-mobile

 

Instructeur de voile : un métier vraiment pas ordinaire !
Par Esther Larose, Sambal Badjak

 

On les voit tout l’été entourés d'une ribambelle de jeunes et de moins jeunes affairés à leur dériveur. On les voit virailler en zodiac, multipliant leur présence auprès des apprentis marins, prodiguant un conseil ou un encouragement. On les voit scruter l'horizon à l'affût d'un orage ou d’une belle risée.

J’ai été intriguée par ces jeunes, de les voir si responsables et actifs sur le site de notre beau club. J’ai été des plus étonnée en jasant avec eux de leur travail d’été.

J’ai eu envie de vous faire connaître ce travail si inhabituel et des plus diversifié. Quelles sont les exigences du métier? De quoi est-il fait? Quel est le parcours d’un instructeur?

Pour cet article je me suis entretenue avec William Saulnier, un “ancien”, dont le parcours a débuté au Club de voile des Laurentides (CVL) il y a plusieurs années, et qui s’achève ici, cette année. De ces débuts en Optimist à son engouement d’être instructeur, je voulais vous faire connaître la trajectoire professionnelle d’une jeune personne qui s’est développée au sein de notre club avant de prendre son envol vers d'autres destinations.

Au début était l’Optimist

William a fait ses débuts comme bien des jeunes avant lui. Au moment de choisir un camp d'été, ses parents se sont "naturellement" tournés vers la voile. Naturellement, car son papa a navigué en Laser sur le Saguenay. La première journée de voile de William fût bien difficile. À 10 ans, en Optimist, il a dérivé et est entré de plein fouet dans un mur de béton ! Un souvenir qu’il n’est pas prêt d’oublier ! L’année suivante, alors en 420, William avait perdu tous ses repères, nouvelle embûche... Heureusement, en visite au CVL, lors d’un « dessalage relaxe » en Laser Vago, William dépasse toutes ses peurs. Il « débloque » et se sent enfin à l'aise sur un dériveur !

Jeune il admirait les instructeurs, en plus d'apprécier ce travail comme possible job d'été.

C'est lors d'une corvée de printemps, au CVL que François Lauzon, alors directeur de notre école de voile, l'approche. William a alors 15 ans. Il sera assistant instructeur. Le projet d'un emploi d'été à faire de la voile se concrétise !

 En avant toute!

Les jeunes qui s’engagent à devenir instructeur ne reculent pas devant l'effort. Ce travail exige une formation très sérieuse et est ponctué d'épreuves diverses.

Ces formations ont pour thèmes la sécurité nautique, le sauvetage en mer, les premiers soins... Elles comptent aussi l'enseignement de la théorie aux apprentis de même que la pratique de la navigation à voile en tant que telle. Bien peu d'entre nous, même marins de grande expérience, sommes formés aussi solidement à la sécurité et à la pratique de la voile !

À la fin de ce parcours intensif de formation, William, alors instructeur entraîné, reçoit un beau compliment de son entraîneur: celui-ci voudrait bien voir William faire partie de son équipe de compétition. À 16 ans, il devient moniteur à l’école de voile du CVL. Il peut certifier un apprenti-marin pour les niveaux 1 et 2 de Voile Canada.

 Un travail étudiant pas ordinaire!William.jpg

Le large éventail des tâches d'un instructeur m'a époustouflée: difficile de s'imaginer la complexité de ce travail de jeunes personnes de 16 ans (et plus)! Ils sont enseignants dans la salle de théorie, instructeurs sur le terrain, encadreurs sur l’eau. Comme c'est un camp d'été, les jeunes sont là pour s'amuser en même temps qu'apprendre les rudiments de la voile. Tout en étant sérieux et ludique, l’instructeur doit constamment adapter son message pour rejoindre les jeunes esprits parfois agités ou craintifs.

L'instructeur prend constamment des décisions: les conditions climatiques sont-elles optimales? Vont-elles changer sous peu? En cas de vents forts, les matelots-en-devenir sont souvent déçus de ne pas naviguer. À quoi et comment les intéresser alors, en salle de théorie ou sur la plage, malgré leur déception? 

Sur l'eau, l’instructeur veille à la priorité numéro un en voile: la sécurité des participants. Car dans ce camp d'été, les participants ne sont pas qu’à flâner nonchalamment sur l'eau, à prendre du soleil. Ils naviguent et rencontrent les éléments.

Notre instructeur est aussi conscient qu'il représente un modèle pour les apprentis. Il montre l'exemple implicitement en faisant preuve d’un langage et de comportements respectueux avec le groupe.

Les qualités d’un instructeur?

Selon l'expérience de terrain de William, la patience vient en premier car tous les apprentis n'apprennent pas de la même façon. Il faut aussi avoir une belle prestance, c'est-à-dire être sûr de soi. Les apprentis le ressentent si l’instructeur n’affiche pas de la confiance en soi. Il faut aussi avoir le sens des responsabilités... tout en étant sympathique, afin que les jeunes passent une belle semaine! Il faut être capable d'avoir de l'autorité ... en plus de rendre l'enseignement ludique. Un travail exigeant et tout en nuances !

J'avoue qu'à cette partie de l'entrevue, je suis bouche bée d'entendre tout ce que demande le travail d'instructeur de voile! Je demande alors à William quel plaisir il prend à ce travail complexe avec toutes les responsabilités qui incombent? William a un grand sourire et n'est pas long à répondre: les enfants débordent d'énergie positive quand ils sont heureux. De voir un néophyte, en début de semaine, devenir progressivement autonome à trouver le près et à faire ses virements de bord, c'est très gratifiant! Dès la première semaine, être capable d'amener quelqu'un à faire de la voile, wow! De plus, passer du temps sur l'eau dans un travail qui est loin d'être répétitif, c'est plaisant!

Le métier d'instructeur offre aussi des occasions inégalées de développer des qualités qui demeurent et font partie de la personnalité par la suite. Ainsi, pour William, s’est développée une confiance en soi en relation avec les autres. D’avoir été exposé à plusieurs groupes de personnes, il a développé une capacité à diriger un groupe. De plus, être instructeur pousse à améliorer ses aptitudes en voile, de chercher à mieux comprendre certaines notions et à les mettre en pratique, dans le but de mieux l’expliquer par la suite.

Des conseils pour les instructeurs actuels ou en devenir?

Se souvenir que les élèves ont souvent des craintes au début. Que certains n'aimeront pas la voile tandis que d'autres prendront du temps avant de l'apprécier ou d'en être mordu. Certains élèves ont besoin de plus de pratique sur l'eau, d'autres en salle. Mais selon William, le plus important, c'est de ne jamais cesser de s'améliorer.

En route vers de nouvelles aventures

William quitte le métier d'instructeur de voile pour étudier en génie mécanique. Les stages en milieux de l'alimentation, du ferroviaire ou de l’aéronautique le tiendront occupé l'hiver et l'été prochains, il quitte le métier d’instructeur, mais pas la voile!

Je voudrais vous inciter à le féliciter pour son long parcours comme instructeur à notre école de voile et à encourager tous ceux et celles qui le suivront. À leur manière, ils contribuent à rendre notre club vivant. À mon avis, c'est stimulant de voir un jeune s'engager, se développer et soutenir le développement de tant d'autres personnes via l’apprentissage de la voile. C'est fantastique, vous ne trouvez pas, cette situation gagnant-gagnant?

Bravo à tous ces jeunes instructeurs…  À ceux qui suivront les traces de William !

 

Comme William vivez de votre passion et transmettez là au plus grand nombre durant la saison estivale?

Enthousiaste à l’idée d’enseigner la voile ?? Si oui, c’est le temps de passer à l’action, car de nombreuses écoles de voile sont à la recherche d’instructeurs et la Fédération de voile du Québec (FVQ) s’apprête à évaluer, comme tous les ans, une nouvelle cohorte d’instructeurs.

DEVIENS INSTRUCTEUR 

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En voile il est très fréquent de se cogner la tête avec la bôme ou de tomber durement sur l’eau en kite ou en planche, et pour beaucoup cet acte est anodin mais il peut dans certains cas révéler des commotions.

Ce séminaire présenté par Sophie Vinet, ancienne athlète de l’équipe de voile du Québec en skiff  et étudiante en maitrise en neurosciences cognitives, a pour objectif la prévention des commotions mais aussi et surtout d’expliquer comment les détecter.

Ouvert à tous les membres de la FVQ, ce séminaire aura lieu le lundi 21 juin en francais en ligne à 19h. Les participants doivent s'inscrire obligatoirement via le lien ci-dessous. 
Gratuit pour les membres.
Le coût pour devenir membre est de 35$.

 

INSCRIPTION OBLIGATOIRE

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